Être une femme libérée, tu sais c’est pas si facile

Waow le titre de chanson de 1984, l’année de ma naissance. So swag.

Se libérer des hormones de synthèse…

Ce que je voulais d’abord vous partager aujourd’hui, c’est que choisir de suivre son cycle au lieu de le soumettre à un moyen de contraception extérieur, cela n’est pas si facile (même si petite parenthèse : ce sont souvent les choix exigeants qui épanouissent le plus). Parce que dans mon entourage, j’identifie deux clans :

  • le premier clan des « ça marche pas ton truc » dans lequel tu mets ta mère (Mai 68 oblige), ta grand-mère (qui a eu 10 enfants), ton gynéco, ta pharmacienne, le Planning Familial, et 99 % de tes copines.
  • le deuxième clan des « mais oui of course c’est tellement b(i)o » dans lequel tu mets ta prof de yoga, les groupes Facebook (fermés) de filles écolo-féministo-bio, les cathos-Manif-pour-tous, et TA copine un peu originale et assez naturopathe.

Le premier clan parle de quelque chose qu’en général il ne connaît pas (même ton gynéco, c’est dire… enfin en tout cas le mien).

Alors petit billet qui s’adresse au deuxième clan, plus susceptible de lire ces lignes d’ailleurs (très biaisé), et plus légitime pour s’exprimer : continuez à vanter ces méthodes (les arguments sont nombreux) (et certains le font super bien), mais ne sous-estimez pas les difficultés ! C’est en les taisant que l’on perd la confiance des premiers.

Parce qu’être une femme libérée (des hormones chimiques, mais aussi de la prescription de son gynéco, de la sexualité 7J/7, de la pression du boulot, du regard des copines…), reconnaissons que cela n’est pas rose tous les jours, cela fait se poser des (vraies) questions et en boucle chaque mois, cela nécessite de se faire accompagner au début, et de s’investir. Franchement, celle qui empruntent le même chemin le savent bien : ce n’est pas si facile.

… pour se libérer plus encore !

Libère toi c’est à dire « déchaîne ta nature » : le nom que j’ai failli donner à ce site. Car ce que je découvre en connaissant mieux mon cycle c’est en fait ma nature profonde : celle qui désire, est déçue, aime, se contredit, se rattrape… celle qui est fragile, puissante… celle qui crée, démolit, rebondit… celle qui implose, qui explose, puis trouve son équilibre… celle que l’on gagne tous à déchaîner. Ainsi, même si ce n’est pas facile, le cycle féminin peut être un prétexte pour aller plus loin.

Je vous invite à vous déchaîner, le suis-je capable moi-même ? Se libérer de la pilule, OK. Mais après. Car une idée me trottait dans la tête depuis quelques années, encore fallait-il la « libérer ». J’avoue, je n’osais pas. Encore maintenant il m’arrive souvent de me demander quelle mouche a bien pu me piquer…

1) Quelle idée ? L’idée de partager ce que nous (avec mon mari) avons découvert en choisissant de connaître notre fertilité (et du coup essentiellement la mienne, car côté mecs c’est quand même plus simple), d’accepter ces foutus cycles, de finir par les aimer… et d’en vivre. Je fourmille d’idées sur le sujet et il faut bien commencer par quelque chose.

2) La libérer ? Le train-train quotidien de la jeune mère de famille, la vie qui passe, le boulot intéressant et même sa parenthèse de 18 mois au foyer, boostent et freinent tout autant. Pas si simple de lâcher, de me lancer, de parler de glaire cervicale et d’utérus, de m’exposer mondialement (oh oui 😉 j’y crois) (aux personnes que je ne connais pas et – surtout – aux personnes que je connais) sur un sujet intime, tabou, controversé, éminemment personnel.

Je dois reconnaître que le fait que je vous écrive de ce pays lointain d’adoption n’est peut-être pas tout à fait un hasard. Le premier pas (le plus dur, comme toujours) était fait : je suis aujourd’hui à la fois hors « zone de confort » et totalement « centrée ». Je vis avec ma famille une expérience qui bouleverse mes codes et mes habitudes, et en même temps me recentre : sur le quotidien (car beaucoup de choses sont bien plus compliquées ici, à commencer par l’approvisionnement en eau pour ne citer que la base), sur la nature (car les distractions matérielles sont rares), sur ma famille (car les vrais liens d’amitié sont difficiles à nouer), sur l’essentiel (car un tel déracinement fait s’interroger sans cesse).

La première étape de mon cheminement a été de faire un rapide screening de ce qui existe sur Internet, la seconde de donner un nom à mon projet. Celles-ci m’ont 100% confortée dans mon enthousiasme : il y a un domaine (et de nombreux noms de domaine, avis aux amateurs) à investir pour réconcilier les femmes (et leurs hommes) avec cycles, fertilité et fécondité.

Et me voilà déchaînée… libérée… non seulement de la contraception intrusive, mais aussi face à vous depuis peu : des barrières qui tombent une à une, me permettant d’ « oser » vous inviter à cette même libération.

Merci !!

A qui le tour ?

frozen2

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s