Pourquoi ai-je toujours des infections urinaires ? 6 conseils pour aider les femmes à éviter les infections urinaires.

par le Dr Sophie Genoni de Femma

Pourquoi ai-je toujours des infections urinaires ? 6 conseils pour aider les femmes à éviter les infections urinaires.

Les infections urinaires sont fréquentes chez les femmes. En fait, 30 % des femmes connaîtront une infection urinaire au cours de leur vie, et 20 % d’entre elles en connaîtront plus d’une. La plupart du temps, les infections urinaires ne présentent aucune complication et sont faciles à traiter, mais elles sont également une cause fréquente d’hospitalisation.

L’infection urinaire est causée par des bactéries qui remontent l’urètre et se multiplient, provoquant une inflammation des voies urinaires, de la vessie ou des reins. La bactérie à l’origine de l’infection urinaire est généralement la flore normale de la femme, c’est-à-dire la bactérie qui vit naturellement dans la zone vulvaire, anale et périnéale.

Les symptômes courants de l’infection urinaire sont les suivants
Miction douloureuse et brûlante
Besoin d’uriner plus fréquemment
Urine sanglante ou trouble
Douleur dans la région pelvienne ou les flancs
Fièvre
Nausées

« Bien qu’il s’agisse d’un problème courant, il existe des moyens simples pour les femmes de prévenir la probabilité de contracter une infection urinaire. « 

Dr SOPHIE GENONI

La miction postcoïtale
Les rapports sexuels peuvent entraîner une infection urinaire en poussant les bactéries dans l’urètre, et de nombreuses femmes remarquent que leurs infections urinaires surviennent souvent dans les jours qui suivent les rapports sexuels. Vider la vessie après un rapport sexuel permet d’évacuer les bactéries de l’urètre.

IAugmentation de la consommation d’eau
Cela permet également d’évacuer les bactéries de l’urètre. Certaines données indiquent que les femmes ayant un apport hydrique insuffisant (moins de 1,5 litre par jour) peuvent réduire leur risque d’infection urinaire en augmentant leur consommation d’eau. Les femmes souffrant d’une pathologie qui les oblige à restreindre leur consommation de liquide ne doivent pas augmenter leur consommation d’eau sans en parler à leur médecin généraliste.

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Œstrogènes vaginaux
Les femmes ménopausées souffrant de vaginite atrophique (sécheresse du vagin due à un faible taux d’œstrogènes) peuvent réduire leur risque d’infection urinaire en utilisant des produits vaginaux à base d’œstrogènes, tels que des crèmes ou des pessaires. Ces produits contribuent à améliorer les tissus de l’urètre, ce qui réduit la pénétration des bactéries, et ont des effets bénéfiques sur la flore vaginale (l’équilibre naturel des bactéries dans le vagin). Ces produits ne sont pas disponibles en vente libre. Consultez votre médecin généraliste.

Essuyer d’avant en arrière
Les bactéries telles que l’E. coli sont une cause fréquente d’infection urinaire et se trouvent dans la zone périnéale et anale. Le fait de s’essuyer de l’arrière vers l’avant peut entraîner la pénétration de ces bactéries dans le système urinaire. Il est donc préférable que toutes les femmes s’essuient de l’avant vers l’arrière.

Éviter les spermicides
Il a été démontré que les produits spermicides et les lubrifiants contenant des spermicides augmentent le risque d’infection urinaire chez les femmes. Il est recommandé aux femmes d’éviter ces produits afin de réduire le risque d’infection urinaire. Si vous utilisez des spermicides comme moyen de contraception, vous pouvez demander à votre médecin généraliste de vous indiquer d’autres moyens de contraception appropriés.

Éviter la constipation
La constipation est un facteur de risque pour les infections urinaires car elle peut affecter la vidange normale de la vessie. Lorsque l’urine reste dans la vessie plus longtemps que nécessaire, elle crée un terrain propice à l’installation d’une infection urinaire. La constipation peut être évitée et traitée en veillant à un apport suffisant en fibres et en eau, ainsi qu’en bougeant et en pratiquant une activité physique. Les femmes souffrant de constipation nouvelle ou chronique devraient consulter leur médecin généraliste pour s’assurer qu’il n’y a pas de cause sous-jacente.

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Il n’existe actuellement aucune preuve que les produits à base de canneberge, la vitamine C ou les probiotiques réduisent le risque d’infection urinaire. Les femmes souffrant d’infections urinaires récurrentes (plus de 3 en 12 mois) doivent consulter leur médecin généraliste pour un examen plus approfondi au cas où il y aurait une cause sous-jacente. Certaines femmes souffrant d’infections urinaires récurrentes peuvent avoir besoin d’antibiotiques prophylactiques pour prévenir les infections urinaires.

Références
Commission australienne pour la sécurité et la qualité des soins de santé. 2022. Infections rénales et infections urinaires (Accès : https://www.safetyandquality.gov.au/our-work/healthcare-variation/fourth-atlas-2021/chronic-dise ase-and-infection-potentially-preventable-hospitalisations/24-kidney-infections-and-urinary-tract infections)
Manuel australien des médicaments. 2022. Choix des médicaments pour les infections de sélection : Infections urinaires (Accédé : https://amhonline.amh.net.au/chapters/anti-infectives/tables/urinary-infections-table)
eTherapeutic Guidelines. 2019. Prévention des infections urinaires récurrentes chez les femmes non enceintes (Accédé : https://tgldcdp.tg.org.au/viewTopic?topicfile=recurrent-urinary-tract-infection-adults#toc_d1e73)
Santé en direct. 2020. Infection des voies urinaires (IVU) (Accédé : https://www.healthdirect.gov.au/urinary-tract-infection-uti)
Jarvis, Thomas R et al. 2014. Évaluation et prise en charge de l’infection des voies urinaires basses chez l’adulte.. Australian Prescriber (2014) 37:7-9 (Accessed : https://www.nps.org.au/australian-prescriber/articles/assessment-and-management-of-lower-uri nary-tract-infection-in-adults) Selby, Warwick &amp ; Corte, Crispin. 2010. Prise en charge de la constipation chez l’adulte. Australian Prescriber (2010) 33:116-9 (Accédé : https://www.nps.org.au/australian-prescriber/articles/managing-constipation-in-adults)