Maux de tête, fatigue et vertige n’arrivent pas par hasard. Ces symptômes se nourrissent souvent les uns des autres et peuvent avoir des causes communes, de la déshydratation au stress en passant par des troubles de l’oreille interne. Comprendre ce qui se joue aide à agir plus vite et mieux. Voici une approche claire et concrète pour identifier les origines, limiter l’impact au quotidien et choisir les bons gestes.
💡 À retenir
- Environ 50% de la population souffre de maux de tête réguliers.
- Le syndrome de fatigue chronique affecte jusqu’à 2.5% de la population.
- Les céphalées de tension représentent 90% des cas de maux de tête.
Les causes des maux de tête
Les maux de tête ont souvent des déclencheurs simples : manque de sommeil, déshydratation, faim, exposition prolongée aux écrans, caféine en excès ou arrêt brutal du café, stress prolongé. D’autres facteurs comptent aussi, comme une infection virale, un coup de froid, des variations hormonales, une baisse de la vue non corrigée, ou encore l’abus d’antalgiques qui peut entretenir la douleur.
Derrière la douleur se cachent plusieurs mécanismes. Les muscles du cuir chevelu et du cou se contractent et irritent des nerfs sensibles. En cas de migraine, le système trigémino-vasculaire s’active, provoquant une inflammation et une hypersensibilité à la lumière et au bruit. Des sinus encombrés ou une tension de la mâchoire peuvent également irradier vers le front et les tempes.
Définition des maux de tête
Le terme « maux de tête » recouvre les céphalées, une douleur localisée à la tête, au visage ou à la nuque, variable en intensité et en durée. Ce n’est pas une maladie unique, mais un symptôme aux causes multiples. On parle de céphalées primaires lorsqu’elles constituent le trouble principal (tension, migraine), et de céphalées secondaires lorsqu’elles sont liées à un autre problème (sinusite, fièvre, traumatisme, déséquilibre de la vision).
Types de maux de tête
Les céphalées de tension sont les plus fréquentes, représentant environ 90% des cas. Elles se décrivent comme une pression en « casque », bilatérale, souvent en fin de journée. Elles s’associent à la fatigue, au stress, au travail prolongé sur ordinateur et à une posture crispée des épaules.
La migraine se manifeste par une douleur pulsatile, parfois d’un seul côté, aggravée par l’effort, avec nausées, intolérance à la lumière et au bruit. Une aura visuelle peut précéder la crise. Les déclencheurs typiques sont la privation de sommeil, l’alcool (surtout le vin), certains fromages ou charcuteries, les variations hormonales et le stress relâché du week-end.
L’algie vasculaire de la face (algie vasculaire de la face) est rare mais très intense, survenant par salves, avec larmoiement, nez qui coule d’un côté et agitation. Ce tableau impose une prise en charge médicale spécifique.
Les céphalées liées aux sinus surviennent avec une sensation de visage lourd, accentuée en se penchant, souvent avec un écoulement nasal épais et une fièvre. Les « maux de tête de rebond » apparaissent quand les antalgiques sont consommés trop souvent : la douleur réapparaît dès que l’effet retombe, d’où l’intérêt de limiter les prises et de chercher les causes profondes.
Chez certaines personnes, les cervicales raides, le bruxisme nocturne ou une malocclusion dentaire entretiennent des maux de tête récurrents. Des études récentes confirment le rôle des facteurs de mode de vie : hydratation insuffisante, pauses trop rares, charge mentale élevée.
Fatigue et vertige : lien et conséquences

La fatigue rend le cerveau plus sensible à la douleur. Une nuit hachée baisse le seuil douloureux, ce qui facilite l’apparition de maux de tête le lendemain. Le vertige peut se mêler au tableau, en particulier en cas de déshydratation, d’hypotension ou d’irritation de l’oreille interne. Certaines personnes décrivent plutôt une sensation de tête légère ou de « flou » quand elles se lèvent trop vite.
Manque d’apports, hypoglycémie et longues réunions sans pause favorisent la combinaison fatigue-vertige. Une anémie, un trouble thyroïdien ou un effet secondaire médicamenteux peuvent aussi jouer. Exemple concret : après une période de deadlines, Julie, 34 ans, cumulait nuits courtes, café à répétition et repas sautés ; ses vertiges du matin ont disparu en corrigeant le sommeil, l’hydratation et la régularité des repas.
Facteurs de fatigue
- Sommeil insuffisant ou irrégulier, apnées du sommeil non dépistées, horaires décalés.
- Déshydratation et déséquilibre en électrolytes après sport, chaleur ou infections.
- Carences (fer), troubles endocriniens (thyroïde), diabète non équilibré.
- Stress chronique et charge mentale, ruminations, hyperconnexion le soir.
- Syndrome de fatigue chronique, qui touche jusqu’à 2.5% de la population, souvent avec intolérance à l’effort et malaise post-exercice.
Côté vertige, l’oreille interne peut être en cause (vertige positionnel bénin, labyrinthite), tout comme une chute de tension en se levant. Une hydratation correcte, des transitions lentes assis-debout et des exercices d’équilibre aident à stabiliser la situation, surtout si les crises sont déclenchées par des mouvements rapides de la tête.
Douleurs musculaires et leur impact
Des tensions dans la nuque, les trapèzes et les muscles du cuir chevelu alimentent souvent les maux de tête. Des heures face à l’écran, les épaules remontées, ou l’habitude de serrer les dents la nuit suffisent à entretenir une douleur sourde qui remonte vers les tempes et le front. Les séances de sport mal échauffées ou un sac trop lourd sur une seule épaule peuvent aussi déclencher une crise.
Les points gâchettes dans les muscles cervicaux renvoient la douleur vers la tête, imitant une migraine. Le bruxisme, en surchargeant l’articulation temporo-mandibulaire, irrite les muscles masséters et temporaux, ce qui se traduit par une douleur au réveil et des tempes sensibles au toucher. Karim, 41 ans, a vu ses douleurs diminuer de moitié en trois semaines après ajustement de sa hauteur d’écran, micro-pauses et étirements ciblés.
Impact des douleurs musculaires
- Un cercle vicieux s’installe : stress, contraction, douleur, sommeil moins réparateur, puis plus de douleur.
- Une posture affaissée avance la tête, surcharge les cervicales et favorise les céphalées cervicogènes.
- Une respiration courte et haute entretient la tension ; réapprendre à respirer lentement par le ventre réduit la pression musculaire et la sensation de vertige.
Un simple diagnostic postural peut révéler des leviers concrets : régler la chaise et l’écran, poser les avant-bras, alterner assis-debout, caler un rappel de pause toutes les 45 minutes. Quelques auto-massages des trapèzes et des tempes, 2 à 3 minutes, relâchent les tissus et coupent la montée de la douleur si on agit assez tôt.
Solutions et traitements
L’approche la plus efficace combine des ajustements du mode de vie, des remèdes naturels et, si besoin, un traitement médical ciblé. Un carnet de bord aide à repérer les déclencheurs des maux de tête : heure de début, alimentation, sommeil, stress, cycle menstruel, exposition aux écrans, hydratation. En parallèle, mieux vaut vérifier les signaux d’alerte qui orientent vers un avis médical rapide.
Commencer par des changements simples clarifie souvent la situation. Après avoir sécurisé l’hydratation, le sommeil et les pauses, la douleur diminue chez beaucoup de personnes. Si les crises restent fréquentes, un bilan avec un professionnel permet d’écarter une cause sous-jacente et d’optimiser le traitement, notamment en cas de vertiges répétés ou de fatigue persistante.