La dépression peut frapper sans prévenir et rendre impossible la poursuite du travail. Si vous êtes fonctionnaire, vous disposez de droits solides pour vous soigner sereinement et protéger votre emploi. Ce guide vous explique clairement comment fonctionne l’arrêt pour dépression, les démarches à réaliser et les protections dont vous bénéficiez. Vous y trouverez aussi des conseils concrets et des ressources pour ne pas rester seul face à la situation.
💡 À retenir
- Environ 15% des fonctionnaires sont en arrêt maladie pour des raisons psychologiques
- Droit à une protection contre la discrimination au travail en raison d’une maladie
- Les congés maladie peuvent aller jusqu’à trois ans dans certains cas
Comprendre l’arrêt maladie pour dépression
La dépression est une maladie qui altère l’énergie, le sommeil, la concentration et la capacité à faire face au stress. Elle ne résulte pas d’un manque de volonté. Un arrêt de travail permet de stopper temporairement l’activité afin d’engager un soin adapté et éviter l’aggravation. Pour un agent public, un arrêt maladie fonctionnaire dépression suit des règles spécifiques selon le statut, la durée et l’origine des troubles.
Les chiffres montrent une réalité préoccupante. Environ 15% des agents sont concernés par des arrêts liés à des motifs psychologiques. Cette donnée rappelle que vous n’êtes pas seul et que la prise en charge est légitime. Selon l’évaluation médicale, l’arrêt peut relever d’un congé de maladie ordinaire, d’un congé de longue maladie ou, dans certains cas, d’un congé de longue durée.
Qu’est-ce qu’un arrêt maladie ?
Un arrêt maladie est une interruption temporaire du travail prescrite par un médecin lorsqu’un état de santé ne permet plus d’assurer ses missions. Pour les titulaires, le régime principal est le CMO congé de maladie ordinaire, limité à un an maximum par période de référence, avec rémunération à plein traitement puis à demi-traitement. Si la dépression nécessite des soins prolongés, un CLM congé de longue maladie peut être accordé, jusqu’à trois ans. Les cas les plus graves, lorsqu’ils relèvent des maladies mentales au sens réglementaire, peuvent ouvrir un congé de longue durée.
Conditions d’obtention
Le médecin traitant ou le psychiatre apprécie la nécessité de l’arrêt. Il s’appuie sur la sévérité des symptômes, l’impact sur la vie quotidienne et la capacité à travailler. L’administration vérifie la régularité de l’arrêt et, pour les congés longs, demande un avis médical spécialisé. Les contractuels relèvent du régime général avec indemnités journalières. Un arrêt maladie fonctionnaire dépression peut aussi être reconnu en lien avec le service en cas d’événement professionnel déclencheur, ce qui modifie les droits financiers et la prise en charge des soins.
Droits des fonctionnaires en arrêt maladie
Pendant un arrêt, vous conservez votre statut et vos droits essentiels. La rémunération varie selon le type de congé et la durée. En CMO, un titulaire perçoit en principe son traitement indiciaire à 100% pendant trois mois puis à 50% pendant neuf mois. En CLM, souvent retenu pour une dépression sévère, la règle est d’un an plein traitement suivi de deux ans à demi-traitement. Les textes peuvent différer légèrement selon votre versant de la fonction publique. Le service RH ou le médecin de prévention peut vous préciser le cadre applicable.
Au-delà de la paie, la confidentialité médicale est garantie. L’employeur connaît la situation d’arrêt, pas le diagnostic. Vous avez droit à un retour progressif en emploi via le temps partiel thérapeutique après l’arrêt, si le médecin le recommande et que l’administration l’accepte. Un arrêt maladie fonctionnaire dépression n’autorise aucune mesure discriminatoire sur l’avancement, l’évaluation ou l’accès aux formations. Toute décision défavorable liée à l’état de santé peut être contestée.
Protection des fonctionnaires
La protection contre la discrimination en raison de l’état de santé est un droit. Elle s’applique aux affectations, promotions, primes et conditions de travail. Si la dépression trouve son origine dans des risques psychosociaux, vous pouvez solliciter la protection fonctionnelle en cas de harcèlement et demander des aménagements du poste. La médecine de prévention propose un avis sur les restrictions et adaptations nécessaires. L’administration doit rechercher des solutions raisonnables avant toute reprise.
Pour les absences longues, le maintien du régime de protection sociale est assuré. Le CET peut aider à compléter le revenu selon les règles internes. Les contractuels peuvent bénéficier d’un complément employeur selon les accords en vigueur. Dans certains cas, une demande de reconnaissance en maladie professionnelle ou d’accident de service est pertinente. Là encore, le médecin de prévention et l’assistante sociale sont de bons relais.
Démarches à suivre

Le point de départ est toujours médical. Consultez votre médecin traitant ou un psychiatre dès que les symptômes vous empêchent de travailler. Il peut prescrire un arrêt et orienter vers une psychothérapie et, si nécessaire, un traitement. Transmettez ensuite l’arrêt dans les délais requis à votre employeur. L’administration peut organiser un contrôle médical ou solliciter un avis d’un médecin agréé, en particulier si un CLM est envisagé.
Lorsque la dépression est sévère ou prolongée, parlez rapidement au médecin de prévention. Cet interlocuteur évalue les risques professionnels, propose des aménagements et appuie, si besoin, une demande de congé long. En cas de lien avec le travail, déclarez les faits au service RH afin d’examiner la reconnaissance en accident de service. Ce choix peut influer sur votre traitement et la prise en charge de vos soins. Un arrêt maladie fonctionnaire dépression peut aussi conduire à envisager un temps partiel thérapeutique pour faciliter le retour.
Procédure de demande
- Consulter le médecin, obtenir l’arrêt et le justificatif médical adapté CMO, CLM ou demande de CLD.
- Transmettre l’arrêt sous 48 heures à l’employeur selon la procédure interne et conserver une copie.
- Répondre aux éventuelles convocations médicales et fournir les pièces complémentaires si un congé long est étudié.
- Contacter la médecine de prévention pour préparer la reprise et discuter des aménagements.
- Si nécessaire, déclarer un fait de service et demander la protection fonctionnelle en cas de harcèlement.
Conseils pratiques pour fluidifier la démarche. Notez les dates, symptômes et impacts sur le travail pour aider le médecin à argumenter la demande. Préparez un point régulier, toutes les quatre à six semaines, afin d’ajuster l’arrêt et les soins. Gardez un contact minimal et factuel avec votre RH, sans dévoiler d’informations médicales. Si l’anxiété rend les échanges difficiles, autorisez par écrit un proche à déposer vos documents. Un arrêt maladie fonctionnaire dépression bien suivi facilite l’accès aux droits et sécurise la reprise.
Conséquences de la dépression sur le travail
La dépression peut impacter la suite de carrière, mais des garde-fous existent. Pendant un congé, la priorité est la santé. L’avancement et l’évaluation suivent des règles différentes selon le type de congé et la durée d’absence. Les décideurs ne peuvent sanctionner une absence liée à la maladie. À la reprise, l’entretien avec la médecine de prévention permet d’identifier des ajustements concrets pour éviter les rechutes horaires aménagés, tâches redistribuées, mise en retrait d’activités exposantes.
Le retour peut se faire en temps partiel thérapeutique, pour quelques mois, afin de retrouver progressivement vos repères. Ce dispositif concilie soins et reprise d’activité, avec un impact encadré sur la rémunération. En cas d’inaptitude temporaire, un changement temporaire d’affectation peut être proposé. Si les troubles sont durables, un reclassement est étudié. Dans les cas de dépression sévère nécessitant des soins longs, le CLM jusqu’à trois ans protège le poste et le revenu selon les règles de plein et demi-traitement. Un arrêt maladie fonctionnaire dépression peut ainsi s’inscrire dans un parcours de soin structuré, sans fermer les possibilités d’évolution.







