En 2017, je plaque ma plaquette

Je ne compte plus le nombre d’articles qui dénoncent les effets secondaires de la pilule contraceptive & consorts dans mon feed Facebook en ce moment : dépression, perte de libido, angoisses, troubles vasculaires, promesse non tenue de « régler tous tes problèmes hormonaux, si si, crois-moi », hypo-fertilité le jour où tu veux un enfant, prise de poids, maux de tête, what else? Au fait quand je dis pilule, il convient d’inclure sous ce terme tous les moyens de contraception hormonale (implant, anneau vaginal, stérilet hormonal, injections trimestrielles, patch… tout ça, n’en déplaise à ceux qui pensent que les femmes ont le choix, c’est du pareil au même = exit l’ovulation), et même le prototype de contraception masculine dont on a parlé récemment, qui semble être aussi déprimante que son homologue féminine !

Comme nous sommes mi-décembre, je n’ai aucun doute sur le fait que vous êtes en train de réfléchir à vos bonnes résolutions pour l’année prochaine. Voilà donc quelques pistes à étudier sérieusement pour éviter que 2017 soit une année de plus (de trop) sous plaquette.

Préservez votre santé : à court terme… et à long terme !

Votre santé, mais aussi votre bien-être, votre équilibre, vos désirs. Nul besoin de m’étendre : prenez la notice de votre boîte de pilule, déroulez-la… encore… encore… oui, oui, la liste des effets secondaires est dingue. Il y en a peut-être certains dont vous souffrez déjà au quotidien. S’il vous en faut plus, tapez les bons mots clés dans Google, allez visiter le site de l’AVEP ou lisez le livre La pilule est amère de Marion Larat. Qu’on se le dise : la pilule n’est pas une fraise Tagada.

Ecoutez votre cycle naturel, c’est un indicateur précieux

On croit à tort que la pilule permet de réguler le cycle menstruel et de réduire les douleurs liées aux règles. En fait, elle supprime le cycle et donc les symptômes qu’exprimaient des problèmes de santé sous-jacents. Si une femme n’a pas de règles ou des cycles chaotiques, la pilule ne soigne EN RIEN les raisons pour lesquelles elle rencontre ces problèmes : ces causes ne sont pas traitées, et peuvent même empirer sans que l’on en ait conscience puisqu’on fait taire les moyens dont le corps dispose pour alerter. Faîtes confiance à la nature !

Soyez – vraiment – écolo

Tous les médicaments que nous prenons (et la pilule en est un, quand bien même nous ne sommes pas malades) terminent dans nos rivières. C’est particulièrement impactant pour la pilule qui contient une grosse densité d’hormones chimiques artificielles, que la nature a beaucoup de mal à éliminer. Il y a même des chercheurs qui ont montré que toutes ces hormones avaient un effet de « féminisation » de la faune. Oups. Respectez la nature, respectez votre nature : le choix écologique intégral !

Des alternatives existent, creusez !

Si on tourne le dos à la contraception hormonale, il reste deux options réversibles :

  1. Les méthodes mécaniques (au principe bien plus ancien que la contraception hormonale) parmi lesquelles je mets le stérilet/DIU cuivre (petite pièce de cuivre insérée dans l’utérus, très efficace – 99,4% cf. Trussel 2011 – pour empêcher l’embryon éventuel de s’implanter… même si pour des raisons éthiques, psychologiques ou physiologiques, ce choix ne correspond pas à toutes les femmes, et peut aussi amener son lot de problèmes de santé) ou ces bonnes méthodes barrière, type préservatif ou diaphragme Caya.
  2. Les Méthodes d’Observation de la Fertilité (pour le coup bien plus modernes, qui ont d’ailleurs précisément pour socle les mêmes découvertes scientifiques sur le cycle que celles qui ont permis de développer la contraception hormonale) : le choix le plus naturel, et sans aucun effet secondaire s’il vous plaît. Ces méthodes, en plus d’être efficaces (jusqu’à 99,6%, qui dit mieux ?), permettent aussi de mieux comprendre son corps et d’accroître la confiance en soi. La richesse de l’auto-observation : bien plus qu’une contraception. Il faut le vivre pour le croire !

Un bébé, si je veux, quand je veux

Quand je veux = si possible pas 18 mois plus tard. Oui, anticipez vos désirs (très enfouis ?) de maternité ! Cela peut prendre plusieurs mois pour que les cycles reviennent à la normale après l’arrêt d’un contraceptif hormonal : le corps ne sait plus ovuler, ni produire la glaire cervicale essentielle à l’accueil des spermatozoïdes ! A contrario les Méthodes d’Observation de la Fertilité permettent non seulement de préserver sa fertilité, mais aussi d’acquérir une connaissance très précise de ses cycles et de ses mécanismes de fertilité, qui permet de switcher en toute autonomie du mode « contraception » au mode « conception » le jour où vous voulez concevoir un bébé. Elle est pas belle la vie ?

Soyez une femme, une vraie !

Une femme est par nature cyclique (certaines ne le savent que trop bien). Je ne vais pas me risquer à faire de la philo en citant Nietzsche, ni de la religion en citant Saint Augustin, mais autorisez-moi un peu de poésie en citant Pindare, leur source à tous les deux : « Deviens ce que tu es, quand tu l’auras appris ». Son invitation à être cohérent avec notre nature, tout en la surpassant grâce à notre intelligence et notre volonté (le propre de l’Homme !), est un enseignement qui prend tout son sens ici. Aujourd’hui grâce aux recherches scientifiques des 30 dernières années, pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, les femmes n’ont plus besoin de nier leur fertilité – caractéristique essentielle de leur féminité – pour la contrôler. Que demande le peuple ?

Allez, trêve de métaphysique, soyez pragmatique :

arreter-pilule.png

4 réflexions sur “En 2017, je plaque ma plaquette

  1. Mes idées naturelles dit :

    Article très intéressant, ce n’est pas le premier que je lis à ce sujet et je dois dire qu’ayant fait mes études dans l’écologie et ayant pour meilleure amie une sage-femme je connais bien les impacts de la pilule. Je pense de plus en plus à arrêter d’aller contre mon corps et arrêter ce mode de contraception. Mais je ne me sens absolument pas capable de n’en avoir aucun, d’uniquement me faire confiance, de tout miser sur la connaissance de mon corps. Je suis encore trop jeune et professionnellement je ne peux pas être maman maintenant… Je suis donc un peu perdue. 😦

    Adeline du blog Mes idées naturelles
    http://www.mesideesnaturelles.fr

    • Cycle Naturel dit :

      Merci pour votre témoignage. Souvent on ne croit pas qu’on peut se faire confiance… tant qu’on n’a pas essayé !! C’est mon expérience. Le jour où vous serez prête, en étant bien accompagnée, vous verrez qu’il n’y a aucune raison de ne pas être sereine. Il n’y a rien de sorcier dans l’auto-observation ! Et on peut même découvrir qu’il est plus facile de SE faire confiance, que de faire confiance à une technique extérieure qu’on ne maîtrise pas. Bon cheminement & tenez-nous au courant ! 🙂

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