Non à la féminité de laboratoire (Audrey)

Audrey a 28 ans, elle est mariée et n’a pas d’enfants. Elle se lance comme formatrice indépendante en « méthode de contraception naturelle » à Rennes, elle aime écrire et nous confie aujourd’hui son parcours et ses convictions :

audrey-feminite

La contraception naturelle : ma première contraception !

Lorsque j’ai eu besoin d’une contraception, ma première priorité a été de tout mettre sous contrôle. Comme pour beaucoup de jeunes femmes, il ne fallait surtout pas tomber enceinte ! Ensuite ma deuxième priorité était de trouver LA contraception qui me permette de rester moi-même, pour m’unir à l’homme que j’aime.

En effet, j’avais très brièvement été sous une pilule à l’adolescence pour cause de micro-kystes aux ovaires, avec des effets secondaires désastreux. Douleurs dans la poitrine, mollets enflés et crampes à répétition, pour finir sur des migraines terribles qui m’avaient tout fait arrêter en urgence, et surtout me renseigner au-delà des discours, sur le fait qu’une pilule n’est pas un cachet anodin mais un condensé d’hormones de synthèse, qui affecte tout un équilibre précieux, dans une dimension bien compliquée à quantifier… sauf à se référer, à leur notice !

Depuis je sais que mes hormones naturelles représentent mon équilibre naturel, donc par extension très simple : mon identité morale normale, et mon équilibre physique normal.

Ne pas entrer dans le cercle vicieux de la féminité de laboratoire 

Quand plusieurs années plus tard, ma nouvelle gynéco m’a proposé à nouveau la contraception hormonale, je me suis demandé quelle serait la qualité de mon mariage, si j’abordais nos unions avec cette féminité de laboratoire… Je savais combien essayer de booster un corps avec des hormones qui ne sont pas les nôtres, vous entraîne dans un cercle de disharmonie.

J’avais vu ma mère sous pilule (toute sa vie) avec pour suite un cancer féminin. La pilule avait ensuite été remplacée par des bloqueurs hormonaux (non moins chimiques), cachets qui encore une fois mettaient son corps de femme dans un équilibre inconfortable, totalement artificiel et hautement dosé en chimie. Je la voyais souffrir des nombreux effets secondaires de ce traitement, et sans pouvoir faire de pause, car le corps féminin appartient ensuite totalement au corps médical, puisqu’il faut sans cesse pallier par ordonnance les effets secondaires, les pathologies liées à l’over-dose, etc. Bref,  réajuster en permanence l’équilibre artificiel. Ce type de féminité ne m’inspirait rien de positif. Sous couvert d’apparente simplicité, de se simplifier l’existence, on piège à vie la femme dans un circuit.

N’était ce pas plus simple, de conserver mon équilibre naturel ?

Comme beaucoup de femmes, je me suis interrogée sur ma priorité

Et elle n’était pas d’obtenir « le tout-permis tout le temps », qui a fait le succès que l’on connaît des hormones de synthèse. Ma priorité était simplement de garder, pour aimer, le même corps que celui que j’ai toujours connu et dans lequel je me sens bien.

Cette priorité excluait également le DIU cuivre, car équiper mon intimité dès ses débuts, d’une chose métallique, ne me semblait en accord ni avec l’évidence, ni avec la simplicité, ni avec la douceur. Encore une fois, c’était comme si l’on me proposait d’altérer mon ventre. Était-ce vivre sa féminité en harmonie, que d’équiper le corps ?

Le préservatif revenait exactement au même pour mon mari : un ajout bien compliqué émotionnellement à oublier dans la vraie vie, et j’ai envie de dire : surtout en première contraception !  Nous ne trouvions donc aucune solution qui respecte notre équilibre émotionnel.

La découverte de la contraception naturelle : 99% d’efficacité sans rien altérer = le bilan gagnant !

Osant aborder le sujet en famille, je découvrais avoir des proches qui utilisaient une méthode scientifique de contraception naturelle, par intolérance aux contraceptions médicalisées, et après avoir multiplié les recherches pour une méthode responsable. Des proches comme vous, et moi. Pas forcément militants, mais éclairés.

En effet, ces méthodes existent depuis les années 1970 en France, mais ne rapportant rien à aucun laboratoire (il faut le dire !), je crois qu’aucune campagne de communication médiatique n’a jamais contribué à les démystifier, ni en Plannings, ni sur le petit écran. L’une d’entre elles est la méthode sympto-thermique, dite aussi à indices combinés (ce n’est pas Ogino !).

Cette méthode présente la même efficacité que la meilleure des pilules, mais en fonctionnant tout à son inverse. Le cycle naturel est conservé sans altération, et au lieu de le bloquer, on apprend au couple à le comprendre scientifiquement pour faire avec lui, selon son rythme.

Aussi, cette méthode apporte au couple sur deux niveaux :

  • l’efficacité contraceptive ;
  • mais aussi  une connaissance et une reconnaissance du corps féminin : le cycle n’est plus considéré comme une maladie, mais est replacé comme un aspect normal du corps, nécessaire à sa santé et à son équilibre.

Une méthode qui pour moi donne sa définition au mot « épanouissant »

C’est vraiment beau, et épanouissant, pour une femme, de se comprendre, et de ne plus vivre en étant assujettie aux dispositifs médicaux pour aimer, ni en ayant peur de sa fécondité. Une femme est vraiment libre dans sa féminité, je pense, quand elle comprend un jour que le mystère de la fertilité n’existe pas. Et que tout cycle menstruel peut être compris et géré en autonomie : il suffit de se former !

Bon à savoir :

  • la formation en question est une formation scientifique concrète : comme un BAC ou un Master. Votre corps vit un rythme biologique parfaitement compréhensible. Aussi, il n’y aura aucune notion de hasard après votre formation. Vous saurez lire un cycle, parce que vous l’avez appris !  
  • Cette méthode n’est pas le pré carré des couples déjà établis dans la vie ! Pourquoi ? Parce que cette Méthode est un CODE DE LA ROUTE.  On peut l’apprendre à 40 ans et décider de conduire sans respect des panneaux et du code, ET être jeune conducteur de 18 ans et avoir une conduite parfaite. La réussite totale de la méthode ne dépend que de deux choses : le sérieux de votre formation, puis le sérieux de votre pratique ! En un mot, de votre MO-TI-VA-TION !!

Mon bilan : une efficacité concrète et émotionnelle sans précédent !

J’ai 28 ans et utilise cette méthode depuis 6 ans. Côté efficacité : je n’ai encore eu aucune grossesse, et cela volontairement, car nous souhaitons attendre encore un peu, afin de monter plusieurs projets personnels. Notamment celui pour ma part, de me lancer à plein temps dans mes conférences et formations à cette méthode : qui est pour moi une façon sans précédent, de contribuer à la santé physique et émotionnelle des femmes.

En effet comprendre son corps à 100% au moment de choisir sa contraception, vous donne des clés à vie pour toute une existence de femme, et de maman (si c’est votre choix) : vers le naturel, et la compréhension du corps.

J’aborde en conclusion, la fameuse question de la période fertile, car en tant que formatrice, l’on me questionne souvent sur la dimension de « frustration » pour la femme, à ce moment du cycle. Aussi je tiens à témoigner, que cette période fertile n’est pas une épopée à partir du moment où le couple n’est pas dans le systématisme et ne se conditionne à aucune pause forcée dans l’amour, à cette période, alors qu’il a envie de s’aimer. Le couple varie, s’adapte, et s’aime simplement intuitivement.

C’est presque plus facile avec cette méthode, puisque le cycle naturel provoque une réelle métamorphose, des ressentis et des désirs du corps féminin, plusieurs fois tout au long du cycle. Ce qui permet à la femme de garder un désir « vivant », variant, non lissé (comme il devrait naturellement être !), et renouvelé à chaque cycle. Etre une femme accomplie, dépend en fait pour nombre d’entre nous davantage de la découverte de notre Nature, du partage avec notre conjoint, et du vécu à 100% de chaque période en intelligence dans l’écoute de notre vrai rythme ; que du blocage total, pour avoir accès à un « tout permis » artificiel tout le temps.

Le fait que ma nature soit profondément discutée, acceptée et reconnue au sein de mon couple, me permet également d’oser écouter mes ressentis au plus tôt et contribue à forger mon couple autour du dialogue et d’unions où mon ressenti est justement central. Aussi je ne suis pas brimée, pas plus que mon mari puisqu’il est toujours impliqué à 200%, informé, confident. C’est une grande richesse pour nous de vivre dans cette osmose. Tout se crée donc ensemble selon les périodes, et c’est d’ailleurs peut-être ça l’amour : créer à deux, son monde, sa beauté, son bonheur, et sa propre petite révolution ;-)… en parfaite harmonie.

N’hésitez pas à me contacter directement : contraceptionnaturelle[@]gmail.com, ou retrouvez moi sur mon site Natur’Contraception !!