Deux semaines, mon Dieu que c’est long

Aujourd’hui je propose un article orienté conception (oups ça faisait longtemps) adressé à vous : toutes les femmes en désir de grossesse, en attente d’un +++, en espérance d’enfant, en essai-bébé, ou TTC trying to conceive comme disent les anglophones, qui, chaque mois depuis plus ou moins longtemps, supportent avec plus ou moins de patience les deux semaines fatidiques qui séparent l’ovulation du premier test de grossesse fiable (ou de la 16ème température haute pour celles qui suivent leur température basale quotidiennement et veulent économiser le prix d’un test, waow l’astuce).essai-bebePourquoi deux semaines au fait ? Car c’est la durée quasiment invariable (d’une femme à l’autre, d’un cycle à l’autre : elle dure toujours entre 12 et 16 jours environ) entre l’ovulation, c’est-à-dire la libération de l’ovule hors de l’ovaire, i.e. l’éventuelle fécondation dans les 24h ; et la passation de relais entre l’hormone progestérone (qui, dans tout cycle, assure la nidation de l’éventuel embryon… qu’il existe ou non) et un niveau suffisant de l’hormone béta-hCG que les tests urinaires de grossesse sont capables de détecter.

Côté calendrier comment cela se passe ? Lors de l’ovulation, un ovule est libérée hors de l’ovaire dans la trompe de Fallope. Après l’ovulation, la fécondation a lieu dans les 24h, ou pas. Car l’ovule n’a pas une durée de vie supérieure à ce laps de temps ! L’éventuel nouvel embryon commence alors son déplacement dans la trompe vers l’utérus, lieu du développement de la grossesse. Ce voyage du tout jeune embryon dure environ 5 jours. Arrivé dans l’utérus, il lui faut en général encore un jour ou deux pour trouver l’emplacement dans lequel il va s’implanter. C’est alors la nidation. Cette nidation s’accompagne parfois de symptômes tels qu’un saignement léger (spotting), mais pas obligatoirement. C’est à partir de ce moment que l’hormone hCG entre en jeu : elle va stimuler le corps jaune (dans l’ovaire) afin qu’il continue à sécréter la progestérone indispensable au maintien de l’embryon dans la paroi utérine ! Il faut attendre environ 5 jours pour que cette hormone atteigne un taux suffisant détectable par les tests urinaires classiques (la prise de sang est plus sensible). Au bout de 10 semaines environ, le corps jaune sera définitivement remplacé dans son rôle par le placenta, qui aura atteint une force suffisante.

A ce sujet je vous propose une petite pause car il me semble que c’est le moment parfait pour aller (re)lire mon article Le cycle menstruel tel qu’on ne vous l’a jamais conté ou jeter à nouveau un coup d’oeil à notre anatomie féminine… si belle.

Maintenant une fois qu’on a dit ça, et malgré tous les symptômes subjectifs (appelons-les du ressort de notre légendaire sixième sens) que les femmes pourront détecter au cours de cette phase lutéale post-ovulatoire pour interpréter une possible (et si attendue) nidation, il faudra pour être objectivement sûre attendre le premier jour de retard de règles. Au fait, je parle bien du véritable retard de règles, c’est-à-dire plus de deux semaines après l’ovulation, et non plus de X jours depuis vos dernières règles… X ne voulant rien dire car les facteurs pouvant allonger un cycle (et en l’occurrence la phase folliculaire pré-ovulatoire) autres que la grossesse sont nombreux, mais ça je crois que vous le savez.

Vous allez me dire qu’il existe des tests de grossesse précoces. Ne chipotons pas. Nous parlons bien de deux semaines environ. Ces deux semaines que nous comptons à partir de la date d’ovulation (présumée) en numérotant nos jours en DPO (day post-ovulation) (ah ces anglais et leurs acronymes).

Je suis bavarde ? En tout cas je n’en suis toujours pas arrivée à bon port, mon objectif du jour étant de lancer des pistes pour vous aider à bien (mieux) vivre ces deux semaines d’attente dans la joie et la sérénité. Et surtout de vous proposer de partager vos témoignages en commentaires : s’il vous plaît, je compte sur vous pour allonger la liste qui nourrira les lectrices suivantes ! En attendant, voilà six premières idées :

  1. Faîtes travailler vos mains : couture, tricot, cuisine, bricolage… rien de tel pour occuper votre esprit. Et puisque le temps vous est compté, donnez-vous un objectif clairement identifié et réalisable en deux semaines. Satisfaction garantie, même si vos satanées règles sont de retour.
  2. Faîtes de l’exercice physique ou offrez-vous une séance de yoga ou d’aqua-gym : c’est stimulant pour le corps et bon pour le moral, essentiel dans cette deuxième partie de cycle où les énergies et les humeurs sont souvent en berne.
  3. Dessinez, peignez, sculptez… réveillez-vous, révélez-vous. Et si même l’anxiété de l’attente n’est pas capable de vous transformer en artiste, dans ce cas procurez-vous un coloriage pour adultes : redoutable anti-stress.
  4. Si cela vous inspire, méditez ou priez : ne gardez pas cette attente pour vous. Sortez-la de vous-même ! Transformez-la.
  5. Faîtes quelque chose que vous ne faîtes jamais : écrire une lettre à un ami, aller voir une expo ou un ciné, préparer un cocktail (sans alcool), visiter une personne âgée, boucler l’album photo de vos dernières vacances… pour rendre fécondes ces deux semaines dont vous n’attendiez rien a priori, si ce n’est qu’elles soient terminées.
  6. Et au fait, surtout, faîtes l’amour !!! Du sexe gratuit, non-procréatif, pas calculé, juste pour vous et votre conjoint ♥♥♥. Love is all you need.

Et maintenant, à vos suggestions ! 🙂test-grossesse

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