Une contraception efficace, please !!

On compare souvent les modes de contraception sur la base de leur fiabilité ou de leur efficacité, en utilisant leur indice de Pearl (i.e. le nombre de grossesses observées pour 100 femmes utilisant une contraception donnée durant un an). C’est vrai que c’est mathématique donc très facile à classer, et que ce critère est ultra important, puisque quand on cherche un moyen de contraception, c’est qu’on ne souhaite pas de grossesse !

Voilà d’abord les indices de Pearl (source OMS) des principales méthodes :

  • pilule : 0,3%
  • DIU cuivre : 0,6%
  • DIU hormonal : 0,2%
  • préservatif : 2%
  • méthode sympto-thermique : 0,4%

On y a ensuite souvent ajouté d’autres chiffres pour relativiser l’efficacité pratique par rapport à l’efficacité théorique : que cette distinction « pratique » cache-t-elle sur le désir (in)conscient d’enfant ? Nous ne sommes pas des bêtes, à chacun d’en juger…

Je constate avec plaisir que ce critère en % de grossesses est de moins en moins exclusif, puisqu’on évoque désormais : les effets secondaires, le coût, le respect de la nature, l’autonomie par rapport aux professionnels de santé, etc. Et les méthodes naturelles tirent leur épingle du jeu.

Mais si les articles sur cette « tendance écolo » sont de plus en plus nombreux, ils restent tous attachés à leur efficacité-chiffre-à-l’appui. Ils se demandent rarement pour quelles raisons les femmes font ce choix à contre courant, on ne les y oblige pourtant pas (ce serait même plutôt le contraire) et elles représentent pourtant 10% des femmes. Qu’y cherchent-elles ? Qu’y trouvent-elles ? Quels sont leurs critères d’efficacité ?

Si l’efficacité intrinsèque d’une méthode est bien sa capacité à atteindre son objectif primaire (c’est à dire pas de grossesse, on est bien d’accord), sa vraie efficacité est sa capacité à atteindre les objectifs que son utilisatrice lui a fixés, et en cela elle dépend de chaque femme…

… et plus exactement de chaque couple !

C’est pour cette raison que je vous laisse avec une intervention du docteur Anne Legrand (gynéco) et du professeur René Ecochard (médecin chercheur qui a mis au point la méthode d’auto observation MAO diffusée par le CLER). Ils y évoquent un nouveau critère peu regardé encore, qui inspirera peut-être certains d’entre vous : les bienfaits sur les relations de couple.

Voilà la vidéo !

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