Femmes, si vous saviez…

Cette semaine j’hésite… est-ce du plagia ? On me le dira ! D’ici là, je vous propose quelques extraits d’un livre du Professeur Henri Joyeux totalement en phase avec l’état d’esprit de ce site qui souhaite proposer une alternative à la pilule et à la contraception hormonale. Il commence à dater un peu (2001) : Femmes, si vous saviez… et pourtant n’a jamais autant été d’actualité. Rien que pour vous, morceaux choisis !

Mise à jour septembre 2017 : 16 ans avant le livre qui agite les médias en ce moment J’arrête la pilule de la journaliste Sabrina Debusquat, il dénonçait déjà les méfaits de la pilule et de la contraception artificielle sur la santé des femmes, ouvrant grande la porte des méthodes naturelles et de l’observation autonome… Merci à tous ces auteurs qui prennent la plume et la parole pour les femmes.

Guillemets-ouvrantsOn comprend les termes de notre collègue le Professeur Lucien Israël dans sa préface du livre du Dr. Helen Grant The bitter pill (Amère pilule) publié en 1988 (…) : La manipulation hormonale prolongée des cycles ovariens est nocive et toxique… S’agissant d’autres domaines de la médecine il est vraisemblable que des produits entraînant de telles conséquences n’auraient jamais reçu l’autorisation de mise sur le marché.

Qui sait par exemple, parmi les utilisatrices, comment fonctionne la pilule contraceptive ?

  • les menstruations régulières observées avec ce comprimé sont totalement artificielles,
  • au niveau des ovaires, il n’y a plus de maturation des follicules,
  • l’intérieur de l’utérus s’atrophie pour être impropre à toute nidation,
  • le mucus fabriqué par le col de l’utérus se modifie, il devient visqueux et épais, pour rendre la glaire cervicale inapte à l’ascension des spermatozoïdes,
  • les trompes perdent leur mobilité,
  • (…)

La contraception oestro-progestative sur une longue période ferait perdre l’effet bénéfique d’une pratique longue d’un exercice physique donc favoriserait un contenu minéral osseux plus faible ; et la contraception progestative, celle de la « pilule du lendemain » montre un effet néfaste sur l’os, d’autant plus important que la durée d’utilisation a été plus longue, mais aussi que le traitement a été débuté chez des jeunes filles plus jeunes, altérant probablement l’acquisition du pic de masse osseuse (Contraception orale et os, Références en gynécologie obstétrique 1999).

[…]

En Angleterre, le docteur Helen Grant fut une « apôtre » de la pilule. Elle contribua avec enthousiasme aux premiers essais anglais, fascinée comme toutes les femmes de l’époque (années 60-75) par la fantastique libération pour les femmes qu’apportait la mise au point par Pincus dans les années 50 de la pilule et les premiers résultats de ses essais sur des femmes… portoricaines. Les Américains font souvent tester leurs nouveaux médicaments par des hommes ou des femmes de pays ou zones d’influence où les populations sont en voie de développement. La large prescription de la pilule, considérée comme sans danger pour la femme, permettait d’envisager enfin pour les femmes la vraie libération : celle de l’esclavage des grossesses non désirées.

Personne ne peut nier, avec la pilule, cette « fantastique révolution au service de l’émancipation des femmes ». Mais cette émancipation est loin d’être terminée. Si l’on veut bien faire lucidement le bilan de ce progrès, il faut reconnaître qu’il ne s’agit que d’un pas en avant vers la totale libération de la femme. Ce n’est pas le dernier, il ne faut pas en rester là. Avec la pilule, les femmes (et peut-être les hommes) ont enfin compris qu’une grossesse peut et doit être désirée et non imposée, voilà l’immense apport de la pilule contraceptive. Un avantage incontournable et définitif, une conquête sociale rêvée depuis toujours. Et aucun inconvénient, c’est ce que l’on fait croire : « la pilule ne fait pas grossir, la pilule évite le cancer, la pilule vous libère, la pilule augmente la libido de la femme en supprimant la peur d’une grossesse non désirée… ».

[…]

Les hormones de la pilule sont des hormones artificielles. Elles ressemblent chimiquement aux hormones naturelles, mais elles en diffèrent. Elles exercent leur action hormonale d’une façon plus importante que les hormones naturelles, parce qu’elles les remplacent. La pilule met les ovaires au repos et ainsi empêche l’ovulation, c’est son rôle principal. On comprend le Dr. Pierre Simon, apôtre de la contraception, qui connaissait très bien ses avantages sociaux et qui dit textuellement au journaliste Jean Toulat il y a plus de 10 ans : « Si j’étais femme, sachant ce que je sais de la physiologie, vous me paierez cher pour me faire avaler la pilule ».

[…]

Deux concepts, on pourrait presque dire deux idéologies, s’affrontent aujourd’hui. Elles opposent ceux qui vous disent lutter pour l’émancipation de la femme et croient dur comme fer que la science et les médicaments en particulier, la délivreront des contraintes de sa physiologie : règles, grossesse, ménopause… Selon ce concept c’est la science seule qui émanciperait la femme. En face : les écolos, de plus en plus craints par ceux, méfiants et obtus, qui disent « la pensée écologique est en train de virer à la pensée unique et d’être contre la science » et « cela sert les visées de ceux qui luttent contre l’émancipation de la femme ».

Le « concept écologique » a compris les effets délétères des excès de la science, en particulier de la médicalisation des femmes non malades, et fait une démarche scientifique originale qui vise à comprendre la nature humaine et à l’aider à s’émanciper le plus naturellement possible en stimulant ses propres potentiels.

Je pense que ces deux concepts ne sont pas si opposés. Ils se nourrissent l’un l’autre et ainsi peuvent éclairer l’avenir. La « totale libération de la femme » c’est le jour où la femme va pouvoir se passer de la pilule contraceptive, parce qu’elle aura compris que dans son corps sont inscrits et lisibles tous les signes de sa fécondité ou de sa non-fécondité.

[…]

Il faudra d’abord que la femme veuille savoir comment son corps fonctionne et qu’elle se mette à travailler sérieusement ce sujet. Ce désir va forcément venir à partir du moment où elle va prendre conscience de deux phénomènes essentiels. Première prise de conscience, la pilule est devenue un fantastique moyen qui a libéré toutes les pulsions des hommes qui n’ont plus la moindre retenue vis-à-vis du désir d’union sexuelle avec la femme. (…) Deuxième prise de conscience, la pilule n’est pas sans danger. (…) Les femmes ayant un peu de recul commencent à se demander si la pilule n’est pas en train de devenir une forme nouvelle d’esclavage.

Au fond vous les femmes avez été très bien conditionnées depuis une cinquantaine d’années et les labos travaillent pour vous. Mais la prochaine étape est en marche. Vous avez envie que les hommes deviennent adultes. Et le plus fort, c’est que vous allez y parvenir… à nous rendre adultes !Guillemets-fermants

Merci Monsieur, et comptez sur nous !

Le livre traite de façon plus large d’alimentation, d’hormones, de ménopause, de santé (cancers notamment), d’environnement. Si vous souhaitez creuser le sujet, n’hésitez pas à vous le procurer, notamment dans une de ses éditions plus récentes publiées depuis.

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